Le cas Lucia J.
(un feu dans dans sa tête)

D'Eugène Durif

Mise en scène Eric Lacascade

Scénographie de Magali Murbach

Avec Karelle Prugnaud



Lucia, la singulière fille de James Joyce...

Le cas Lucia J. (un feu dans sa tête) tourne (comme une fiction et de façon très libre…) autour de l’étrange relation entre l’écrivain James Joyce et sa fille Lucia.

Elle danse puis abandonne cette pratique, tombe amoureuse du jeune Beckett, assistant de son père, qui la rejette. Elle perd son chemin, elle est soignée par Jung avant d’être internée. Joyce, écrivant Finnegans Wake, est persuadé qu’au terme de cette œuvre, Lucia retrouvera pleinement la raison. Dans l’esprit de son père, elle se confond avec son héroïne Anna Livia Plurabella. Son rêve : « elle deviendrait le livre fait de toutes les langues, de toutes les paroles mêlées, une danse du dedans ». (Eugène Durif). Lucia restera en hôpital psychiatrique jusqu’à sa mort.

Un texte d’Eugène Durif, qui développe parallèlement roman et théâtre autour de ce personnage, une actrice-performeuse Karelle Prugnaud, une création à La Rose des Vents, à Villeneuve d’Ascq, en décembre 2018, après une première esquisse à La Reine Blanche à Paris, en avril 2018, qui a constitué, à la suite d’une dizaine de jours de travail, le premier moment d’une « aventure singulière » pour reprendre l’expression du metteur en scène Eric Lacascade.

Production déléguée : Compagnie Lacascade
Coproductions : Compagnie l’envers du décor ; La Rose des vents – Scène nationale Lille Métropole – Villeneuve d’Ascq ; DSN – Dieppe Scène Nationale

CREATION
La Rose des vents - Scène nationale Lille Métropole – Villeneuve d’Ascq
Du 18 au 21 décembre 2018

"LUCIA BOULEVERSANTE ET BOULEVERSEE"
Extrait de la chronique théâtrale de Jean-Pierre Léonardini, L'Humanité, 24/12/18

Ce n’est pas tous les jours qu’on peut affirmer autant de respect et d’admiration devant un objet théâtral aussi brutal et raffiné que celui-là, qui a pour titre le Cas Lucia J. (un feu dans sa tête), vu jeudi dernier (1). Un trio d’artistes sans peur en est comptable. Eugène Durif a composé la partition, sur ce que pourrait dire et crier la fille de James Joyce quand celui-ci s’échine – dans les années 1930 – sur l’écriture de Finnegans Wake, festin de langues en état d’ébriété qu’il qualifie de « work in progress », soit une œuvre en devenir, définition que Durif reprend à son compte pour sa pièce, qu’il jumelle avec un roman sur Joyce et Lucia en cours de fabrication. Éric Lacascade, régisseur d’envergure à l’esprit aventureux, dirige l’expérience scénique effectuée sous nos yeux par Karelle Prugnaud, actrice et performeuse d’exception qui joint le souffle tragique à la plus souple expression du corps.


"UN APPEL!"
Extrait de la critique de Jean-Pierre Han (Revue "Frictions" et à paraître dans "Les Lettres Françaises") - 28/01/2019

Il aura donc fallu attendre la fin de l’année 2018 pour qu’enfin un souffle d’air pur vienne rafraîchir l’atmosphère confinée de notre univers théâtral. Faut-il préciser que nos salvateurs sont au nombre de trois – un trio majeur– , évoluent pour l’occasion en dehors de toute structure, au gré du vent (mauvais ; celui des institutions), comme ils le peuvent, mais avec la même passion chevillée au corps. Ils sont donc trois, Eugène Durif, écrivain ne dédaignant pas de monter sur scène et sans doute l’un des poètes dramatiques les plus passionnants de la sphère théâtrale, Karelle Prugnaud, comédienne et performeuse incandescente, metteure en scène de talent à ses heures, ainsi qu’Éric Lacascade, metteur en scène qui, lui, connaît bien les grosses structures et les grandes productions, mais a préféré pour l’occasion se lancer sans filet dans l’aventure retrouvant ainsi une véritable liberté d’action. Ils sont donc trois à s’être mis d’accord, sans un sou en poche, mais décidés à tracer les faits et gestes que certains (les ayant-droits notamment) auraient bien aimé effacer, d’une personnalité singulière, hors normes, sur le destin de laquelle Eugène Durif se penche depuis plusieurs années déjà, Lucia Joyce, la fille de l’auteur de Finnegans wake, James Joyce.



Revue de presse

Dossier de présentation



La danse arrêtée de Lucia Joyce
Eugène Durif, revue Frictions n°30



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